Confucius (I) : histoire, légende et iconographie

 

portrait de Confucius, estampage 1691, d'après un peinture du 8 ème S., gravée en 1118

portrait de Confucius (détail), estampage 1691, d’après une peinture du 8 ème S., gravée en 1118

Confucius, en chinois : Kongzi ou Kongfuzi (maître Kong). Confucius — nom latinisé par les jésuites au XV ème siècle — aurait vécu entre le VI ème  et le V ème siècle avant Jésus-Christ, période des Printemps et Automnes (722-481) sous la dynastie des Zhou orientaux (769-256) ; les dates traditionnelles sont 551-479. Conseiller des princes et maître spirituel, il est né dans une Chine troublée qu’il voulait réformer. Le peu que l’on sait de lui est d’origine tardive et d’authenticité douteuse. Sa première biographie a été rédigée près de quatre cents ans après sa mort, et de toute évidence par la volonté de produire un récit qui décrit un homme extraordinaire. Ce récit oscille entre l’hagiographie, la légende et le récit historique. Lire la suite de « Confucius (I) : histoire, légende et iconographie »

Kengo Kuma ou l’architecture naturelle : deux musées à Tokyo

Kengo Kuma, Musée Nezu, avant-toits, mur de bambous

Kengo Kuma est connu pour son travail innovant, avec des matériaux naturels tels que le bois, et pour son habilité à créer des designs contemporains qui embrassent l’esthétique japonaise traditionnelle.  Fusionnant histoire et modernité, il prône une architecture qui prenne son sens depuis le lieu ou le  milieu dans lequel elle s’intègre. Lire la suite de « Kengo Kuma ou l’architecture naturelle : deux musées à Tokyo »

Ban Shigeru (2) : quelques maisons individuelles

Ban Shigeru, Maison en carton

Les conceptions architecturales de Ban Shigeru s’ouvrent sur le monde, lumineuses et poétiques. Chacune de ces réalisations entretient un rapport étroit avec le paysage : noyées dans la verdure, à flanc de colline ou dans le tissu plus chaotique de la capitale japonaise, elles tentent de donner sens à l’environnement. Très sobres, ces villas sont composées d’un noyau central, groupant les zones de services essentiels (cuisine, salle de bains), et d’une simple enveloppe, entre lesquels est ménagé un espace entièrement libre. Pensé comme un espace de liberté, l’habitat se libère alors des murs et s’ouvre largement sur l’extérieur. Lire la suite de « Ban Shigeru (2) : quelques maisons individuelles »

Ban Shigeru (1) : architecte de l’urgence

Ban Shigeru, Christchurch, structure

Très éclectique dans ses réalisations, Ban Shigeru  (坂 茂) crée aussi bien des maisons privées, des églises, des édifices publics que des scénographies d’exposition. Il est surtout connu pour ses constructions à base de tubes de carton fort, réponses aux situations de crise et aux menaces de catastrophes naturelles. Mais ses recherches s’inscrivent aussi dans une tentative de repenser l’architecture et la ville. Son style  est d’une singularité facilement reconnaissable. Il utilise les matériaux pauvres de façon innovante et ré-interprète les codes architecturaux japonais, notamment les espaces libres et modulables. Ses constructions surprenantes sont empreintes de poésie et toujours marqués de considérations écologiques. Lire la suite de « Ban Shigeru (1) : architecte de l’urgence »

Mingki : figurines funéraires de la dynastie Tang (619-907)

Dynastie Tang ( 618-906 ) quatre musiciennes, polychromie rouge et noire H.26,4cm

A l’époque Tang, les tombes de la maison impériale et de l’aristocratie abondent en statuettes funéraires, les mingki, dont bon nombre représente des femmes, s’adonnant aux activités et aux divertissements les plus variés. Les figurines humaines nous donnent une foule de renseignements sur la vie quotidienne des Tang, que ce soit sur l’organisation de la société, les loisirs, les vêtements, ou encore les techniques artistiques. Lire la suite de « Mingki : figurines funéraires de la dynastie Tang (619-907) »

Le tansu : le meuble japonais de rangement

 

tansu japonais

Connu pour son style épuré et minimaliste si caractéristique, l’intérieur traditionnel d’un habitat nippon, tout en sobriété, se consacre uniquement à l’essentiel. En opposition à une architecture intérieure de style occidental beaucoup plus fournie, une habitation japonaise comporte peu de meubles. Cependant, il y en a un que l’on retrouve toujours, c’est le tansu... Lire la suite de « Le tansu : le meuble japonais de rangement »

La peinture de bambou en Chine (3) : Zheng Xie (1693-1765)

Zheng Xie, encre sur papier,178 x 96 cm

Egalement appelé Zheng Banquiao, renommé pour sa calligraphie autant que pour sa peinture, Zheng Xie est né en 1693 et mort en 1765 à Yangzhou. Fonctionnaire sous la dynastie des Qing, (mandchous, 1644-1911), calligraphe, poète et peintre, spécialisé dans la peinture de bambous, de rochers et d’orchidées, il faisait partie des « huit excentriques de Yangzhou » et vécut de sa peinture.  Lire la suite de « La peinture de bambou en Chine (3) : Zheng Xie (1693-1765) »

La peinture de bambou en Chine (2) : Li Kan (1245-1320)

Bambous et oiseaux, Li Kan, (1245-1320)

Peintre de la Dynastie des Yuan (dynastie mongole, 1271-1368), actif à Jikiu, près de Pékin, Li Kan est un maître de la peinture de bambous. Il est également  l’auteur d’un recueil sur les bambous, le Zhupu. Bon peintre, il aime se promener dans les bambouseraies pour observer le comportement des branches dans le vent et la pluie, dans le soleil et la brume, d’où le caractère très vivant de ses compositions.  Lire la suite de « La peinture de bambou en Chine (2) : Li Kan (1245-1320) »

Lao She : le pousse-pousse (骆驼祥子, Luòtuo Xiángzi)

Le pousse-pousse, Lao She

Victime de la Révolution culturelle, Lao She est d’origine mandchoue et issu d’un milieu illettré. Son attachement à sa ville natale, Pékin, son ton satirique et son humour ont fait de lui un écrivain dont l’originalité et la supériorité sont aujourd’hui pleinement reconnus. Le pousse-pousse, écrit en 1936 et considéré comme son chef d’oeuvre, décrit la vie tragique d’un tireur de pousse-pousse pékinois. Le réalisme de l’observation, la rigueur de l’intrigue et une langue riche en images (1) font toute la saveur amère de ce roman qui se passe dans les années 20-30 dans une ville, aujourd’hui disparue,  où tout est régi par la guerre, l’argent et le danger. Lire la suite de « Lao She : le pousse-pousse (骆驼祥子, Luòtuo Xiángzi) »