Lee Ufan (1) : des pierres et du métal

 

Lee Ufan, relatum-dialogue, 2008

Lee Ufan, relatum-dialogue, 2008

Lee Ufan (coréen : 이우환, hanja : 李禹煥), ou Lee U-fan, est un artiste et critique d’art sud-coréen né le à Haman-gun dans le sud de la péninsule coréenne. Son oeuvre se partage entre installations de pierres, dont nous parlerons ci-dessous, et peintures, qui feront l’objet d’un autre article.  Lire la suite de « Lee Ufan (1) : des pierres et du métal »

Kare sansui : le jardin sec

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Kare-san-sui : sec-montagne-eau. Ce type de jardin, destiné à la contemplation, et non à la promenade, illustre l’essence profonde de la nature et non pas sa manifestation extérieure. Le roc symbolise l’ossature de l’univers, le sable suggère son impermanence. Par sa densité, la pierre affirme la stabilité ; par sa fluidité, le sable signifie le fluctuant : la jardin apparaît ainsi comme espace où se confrontent et se confondent à la fois l’immuable et l’éphémère. Lire la suite de « Kare sansui : le jardin sec »

La pierre à encre : trésor des lettrés

pierre à encreLa pierre à encre (chinois 硯/砚 : yàn ; japonais 硯 : suzuri) est un outil d’Extrême-Orient utilisé en écriture, calligraphie et peinture. Elle sert à frotter un bâton d’encre dans de l’eau afin d’obtenir de l’encre de Chine liquide, pour pouvoir l’utiliser avec un pinceau à lavis. Elle est considérée comme l’un des quatre  trésors des lettrés, les autres étant le papier, le pinceau et l’encre. Certains ont affirmé que la stabilité remarquable de l’encre de Chine est due, entres autres, à la forte quantité de poussière minérale qui se mêle au noir de fumée au cours du frottement régulier du bâton d’encre contre la pierre. Gymnastique lente et nécessaire avant tout travail du pinceau, ce mouvement de va-et-vient de la main du peintre ou du calligraphe pour fabriquer son encre lui permet de rassembler son souffle, d’ordonner ses pensées, en même temps qu’il échauffe et délie le poignet et la main qui vont bientôt rentrer en action. Lire la suite de « La pierre à encre : trésor des lettrés »