Céramiques du néolithique chinois : quelques cultures

 

Chine, néolithique, culture majiayao, type banshan

La Chine possède une tradition historique de plusieurs millénaires qui fait d’elle la plus longue civilisation au monde. L’archéologie, en tant que science moderne de recherche sur le terrain n’est pourtant apparue qu’assez tardivement, dans les années 20. Actuellement des milliers de sites ont été exhumés. Dans cet article, un aperçu des poteries de la Chine néolithique. Lire la suite de « Céramiques du néolithique chinois : quelques cultures »

Confucius (I) : histoire, légende et iconographie

 

portrait de Confucius, estampage 1691, d'après un peinture du 8 ème S., gravée en 1118

portrait de Confucius (détail), estampage 1691, d’après une peinture du 8 ème S., gravée en 1118

Confucius, en chinois : Kongzi ou Kongfuzi (maître Kong). Confucius — nom latinisé par les jésuites au XV ème siècle — aurait vécu entre le VI ème  et le V ème siècle avant Jésus-Christ, période des Printemps et Automnes (722-481) sous la dynastie des Zhou orientaux (769-256) ; les dates traditionnelles sont 551-479. Conseiller des princes et maître spirituel, il est né dans une Chine troublée qu’il voulait réformer. Le peu que l’on sait de lui est d’origine tardive et d’authenticité douteuse. Sa première biographie a été rédigée près de quatre cents ans après sa mort, et de toute évidence par la volonté de produire un récit qui décrit un homme extraordinaire. Ce récit oscille entre l’hagiographie, la légende et le récit historique. Lire la suite de « Confucius (I) : histoire, légende et iconographie »

Mingki : figurines funéraires de la dynastie Tang (619-907)

Dynastie Tang ( 618-906 ) quatre musiciennes, polychromie rouge et noire H.26,4cm

A l’époque Tang, les tombes de la maison impériale et de l’aristocratie abondent en statuettes funéraires, les mingki, dont bon nombre représente des femmes, s’adonnant aux activités et aux divertissements les plus variés. Les figurines humaines nous donnent une foule de renseignements sur la vie quotidienne des Tang, que ce soit sur l’organisation de la société, les loisirs, les vêtements, ou encore les techniques artistiques. Lire la suite de « Mingki : figurines funéraires de la dynastie Tang (619-907) »

Kafû : Du côté des saules et des fleurs (udekurabe)

Kafû, Du côté des saules et des fleurs, Traduction : Catherine Cadou, Ed.Picquier Poche, 2019

« Les saules et les fleurs » – comprendre : les hommes et les femmes – c’est ainsi que l’on nommait les quartiers de geishas, à Tôkyô, au début du siècle. Du côté des saules et des fleurs est un roman d’amours et de jalousies compliquées  au parfum nostalgique, dans l’intimité des maisons de plaisir. Manigances et ragots, mais également grands sentiments et lyrisme alternent dans ce roman au rythme lent qui nous immerge littéralement dans le monde vacillant des personnages.

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Xinran : Mémoire de Chine

Xinran, mémoires de ChineXinran a parcouru toute la Chine, des métropoles aux provinces les plus  reculées. Elle a rencontré une génération, grands parents et arrières-grands-parents, qui décrivent avec leurs propres mots les transformations qui ont définitivement changé la Chine au cours du siècle passé. Ils parlent de leurs vies, de leurs espoirs, de leurs peurs, de leurs souffrances, de leur lutte, de leurs regrets — de ce qu’ils ont vu et ressenti — eux qui ont connu guerres, insurrections, persécutions, invasions, révolutions, famines, modernisation, occidentalisation, et qui ont survécu pour entrer dans le XXI ème siècle.

Traduction : Prune Cornet, Picquier Poche, éd.o. 2009, trad. 2010, 711 p.

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L’écriture chinoise : les origines

IMG_2551Nous commencerons par une légende concernant les origines de l’écriture chinoise, puis seront présentées trois écritures en fonction de leur apparition chronologique : l’écriture osécaille,  la grande sigillaire et la petite sigillaire. Les appellations de ces écritures diffèrent selon les époques et ne relèvent pas d’une grande cohérence : parfois le nom donné à un système d’écriture vient du support sur lequel elle a été employée (osécaille, par exemple), parfois de son emploi (sigillaire), parfois encore de son créateur (zhou). Le terme même d’écriture peut être exprimé par les vocables de wen, shu, shufa. Enfin, seront donnés quelques exemples de calligraphes employant la sigillaire du XVIIIème s. au XXème s.

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