OGAWA Ito : La papeterie Tsubaki

Ogawa Ito, La Papeterie Tsubaki, ©Ed Piquier

Hakoto a vingt-cinq ans et la voici de retour à Kamakura, dans la petite papeterie que lui a léguée sa grand mère. Elle fait ses premiers pas comme écrivain public, car sa grand mère lui a enseigné dès le jour de ses six ans  l’art difficile de la calligraphie, art pratiqué par sa famille depuis l’époque d’Edo. Le choix des mots, la calligraphie, le papier, l’encre, l’enveloppe, le timbre, tout est important dans une lettre, qui « incarne » véritablement l’expéditeur. Elle répond aux souhaits les plus surprenants de ceux qui viennent la voir : avis de décès pour un singe, cartes de voeux, annonce de divorce, lettres de condoléances, billet doux, lettres d’adieux, ou encore message d’excuses après une bourde commise lors d’une soirée alcoolisée.

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Mineko Iwasaki , Ma vie de geisha

Ma vie de de geisha, Mineko Iwasaki

Mineko Iwasaki (岩崎峰子), de son vrai nom Masako Tanaka, est née le 2 novembre 1949 à Kyôto et a été une des plus grandes geiko (geisha)¹ du quartier de Gion à Kyôto. En 1997, elle est consultée par l’auteur américain Arthur Golden qui souhaite avoir son témoignage pour l’élaboration de son roman « Geisha ». Plus tard, elle regrettera ces confidences et attaquera Golden en justice pour violation de confidentialité. Mécontente des libertés que l’auteur s’est permis de prendre dans son roman (la mise aux enchères prétendument rituelle de la virginité de l’héroïne notamment), Mineko Isawaki décide alors de publier son propre livre, aidé par l’américain Rande Brown, « Ma vie de Geisha ».
Témoignage personnel, son livre est également une source de renseignements sur la vie d’une geisha, son éducation et son évolution. On y apprend la hiérarchie et l’économie d’une okiya (maison de geisha), son organisation, ses règles. C’est également le monde du luxe et des arts, mais aussi celui de la discipline, archaïque, qu’elle quittera à l’âge de 29 ans. Lire la suite de « Mineko Iwasaki , Ma vie de geisha »

Xinran : Mémoire de Chine

Xinran, mémoires de ChineXinran a parcouru toute la Chine, des métropoles aux provinces les plus  reculées. Elle a rencontré une génération, grands parents et arrières-grands-parents, qui décrivent avec leurs propres mots les transformations qui ont définitivement changé la Chine au cours du siècle passé. Ils parlent de leurs vies, de leurs espoirs, de leurs peurs, de leurs souffrances, de leur lutte, de leurs regrets — de ce qu’ils ont vu et ressenti — eux qui ont connu guerres, insurrections, persécutions, invasions, révolutions, famines, modernisation, occidentalisation, et qui ont survécu pour entrer dans le XXI ème siècle.

Traduction : Prune Cornet, Picquier Poche, éd.o. 2009, trad. 2010, 711 p.

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Kazuzo Okakura, le livre du thé

Kakuzo Okakura, Le livre du théKazuzo Okakura, Le livre du thé, Ed. Payot, Coll.Rivages poche, 139 p. Traduction de l’anglais par Gabriel Mourey.

La cérémonie du thé est un culte basé sur l’adoration du beau parmi les vulgarités de l’existence quotidienne. Il inspire à ses fidèles la pureté et l’harmonie.(…) Il est essentiellement le culte de l’imparfait, puisqu’il est un effort pour accomplir quelque chose de possible dans cette chose impossible que nous savons être la vie.

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TADAO ANDO : Du béton et d’autres secrets de l’architecture

Tadao Ando, Du béton et d’autres secrets de l’architecture, Ed.de L’arche, 2007, 125 p. Traduction de l’anglais par Leonor Baldaque.

Tadao_Ando, portraitAutodidacte, Tadao Ando se considère comme un constructeur, un artisan. Il fut fortement influencé par le quartier ouvrier dans lequel il grandit, dont il affirme qu’il a façonné son art et son coeur. « Ces gens étaient si occupés à vivre et à construire qu’ils faisaient de la construction une activité pleine de joie. Construire quelque chose n’était pas un problème pour eux, mais une façon de vivre. » Lire la suite de « TADAO ANDO : Du béton et d’autres secrets de l’architecture »

Inoue Yasushi, Le maître de thé

Inoue Yasushi, Le maître de thé, 1991, Edition Stock, coll. biblio livre de poche, Traduction de Tadahiro Oku et Anna Guerineau, 158 p.

Inoue Yasuchi,Le maitre de théLe Maître de Thé est l’avant-dernier roman d’Inoué Yasushi, publié en 1981 au Japon, et traduit en français en 1991, année de sa mort à l’âge de 83 ans. En 1989, le réalisateur Kumai Kei en avait signé une adaptation au cinéma,  sous le titre français La Mort d’un Maître de Thé (Sen no Rikyû). Inoué avait, par le passé, déjà consacré au célèbre maître de thé une nouvelle intitulée La mort de Rikyû. Le personnage et son suicide l’intéressèrent donc à plusieurs reprises.

Un narrateur anonyme se trouve en possession d’un manuscrit original, anonyme lui aussi et sans titre. Il annonce l’avoir retranscrit en langue moderne, présumant qu’il s’agissait du « Journal d’un expert en cérémonie du thé qui vécut au début du XVIIe siècle », et plus exactement celui d’un homme de thé. Nous ne savons rien de la façon dont le manuscrit est parvenu entre ses mains. Peut-être a-t-il été rédigé par le moine nommé Honkakubô, avance-t-il. D’emblée, le narrateur explique qu’il a d’ailleurs pris le parti d’intituler le manuscrit, par lui remanié, Les Cahiers posthumes du moine Honkakubô, et qu’il s‘agit de l’ouvrage que nous nous apprêtons à lire.

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Soshitsu Sen,Vie du thé, esprit du thé

Soshitsu Sen, Vies du thé Esprit du thé

ssoshitsu sen vie du thé

Publié aux éditions Arléa en 1983, (sur l’image à gauche, édition de 2013, 118 pages. En couverture, Portrait de Sanyutei Encho, 1930, ©Kaburaki Kiokata).

 

Sen Shoshitsu est le nom traditionnel porté par la série de maîtres de thé de la famille Urasenke. Connu également sous le nom de Hanso Soshitsu, il est né en 1923 et est le quinzième descendant de la  lignée de grands maîtres japonais. Il nous raconte comment il fut préparé dès l’enfance par son père à maîtriser les aspects formels et spirituels du thé. Il fut ensuite initié aux principes du Zen Rinzai et entra en prêtrise. De ce « pénible enseignement*, il garda de son maître les deux principes suivants : « Comme la pierre d’encre qui, aussi longtemps qu’on la frotte, jamais ne s’use » et « Pose des questions. Cherche ensuite la réponse. »
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Tanizaki Junichiro, Eloge de l’ombre

Tanizaki Junichiro, Eloge de l’ombre, Ed Verdier, 1978, 91p.

 

tanizaki
L’on connaît les romans de Tanizaki, mais moins ce petit texte, pourtant devenu culte, réflexion sur la conception japonaise du beau. Ecrit en 1933, il fut traduit en 1978, par René Sieffert, éminent japonologue qui traduisit également et entre autres l’œuvre magistrale du Dit du Gengi, équivalent japonais  des Mille et une nuits, écrit au septième siècle par Dame Murasaki Shikibu.
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