Mingki : figurines funéraires de la dynastie Tang (619-907)

Dynastie Tang ( 618-906 ) quatre musiciennes, polychromie rouge et noire H.26,4cm

A l’époque Tang, les tombes de la maison impériale et de l’aristocratie abondent en statuettes funéraires, les mingki, dont bon nombre représente des femmes, s’adonnant aux activités et aux divertissements les plus variés. Les figurines humaines nous donnent une foule de renseignements sur la vie quotidienne des Tang, que ce soit sur l’organisation de la société, les loisirs, les vêtements, ou encore les techniques artistiques. Lire la suite de « Mingki : figurines funéraires de la dynastie Tang (619-907) »

La peinture de bambou en Chine (3) : Zheng Xie (1693-1765)

Zheng Xie, encre sur papier,178 x 96 cm

Egalement appelé Zheng Banquiao, renommé pour sa calligraphie autant que pour sa peinture, Zheng Xie est né en 1693 et mort en 1765 à Yangzhou. Fonctionnaire sous la dynastie des Qing, (mandchous, 1644-1911), calligraphe, poète et peintre, spécialisé dans la peinture de bambous, de rochers et d’orchidées, il faisait partie des « huit excentriques de Yangzhou » et vécut de sa peinture.  Lire la suite de « La peinture de bambou en Chine (3) : Zheng Xie (1693-1765) »

La peinture de bambou en Chine (2) : Li Kan (1245-1320)

Bambous et oiseaux, Li Kan, (1245-1320)

Peintre de la Dynastie des Yuan (dynastie mongole, 1271-1368), actif à Jikiu, près de Pékin, Li Kan est un maître de la peinture de bambous. Il est également  l’auteur d’un recueil sur les bambous, le Zhupu. Bon peintre, il aime se promener dans les bambouseraies pour observer le comportement des branches dans le vent et la pluie, dans le soleil et la brume, d’où le caractère très vivant de ses compositions.  Lire la suite de « La peinture de bambou en Chine (2) : Li Kan (1245-1320) »

La peinture de bambou en Chine (1) : Wen Tong (1019-1079)

Wen Tong (1018-1078), (attibué à) bambou,

Instrument des lettrés lorsqu’il est utilisé comme manche de pinceau ou d’étui pour ceux-ci, le bambou, découpé en lamelles qui étaient reliées entre elles par de fines cordelettes.  servait également de support pour écrire avant l’invention du papier. Omniprésent dans la peinture de paysage, le bambou, en raison de la structure très graphique de son tronc, composé par convention du premier trait de calligraphie, et de son feuillage nuageux, a toujours été un motif privilégié par les peintres calligraphes aussi bien que par les poètes. Lire la suite de « La peinture de bambou en Chine (1) : Wen Tong (1019-1079) »

Hiramatsu, le bassin aux nymphéas : hommage à Monet

Hiramatsu, reflets du couchant sur l’étang, détail

Hiramatsu Reiji est un peintre japonais, né en 1941 à Tokyo. Il grandit à Nagoya et se destine tôt à être peintre selon la technique traditionnelle du nihonga, mais suivant la volonté de ses parents, il fait d’abord des études de droit et d’économie à l’université d’Aichi. Il commence donc sa carrière d’artiste après ses études et est aujourd’hui considéré comme un des plus grands peintres japonais de nihonga. Lire la suite de « Hiramatsu, le bassin aux nymphéas : hommage à Monet »

Tsuguharu Foujita (1) : les nus des années 20

» FOUJITA en 1926 » – Photo de Mme D.ORA

Tsuguharu Foujita (ce qui signifie « héritier de la paix »), né au Japon en 1886 et mort à Zurich en 1968, se distingue par son look tout particulier  : coupe au bol, frange épaisse, petite moustache, lunettes rondes et ses vêtements originaux qu’il se confectionne lui-même.  Lire la suite de « Tsuguharu Foujita (1) : les nus des années 20 »

Les laques japonais (3) : les laques Negoro

Fin de la période Muromachi (1333-1573) ou début Momoyama (1573-1615), 16e – 17e siècle Dimensions – 36,8 x H 4,1 cm.

 

Le terme de « laques Negoro » (Negoro nuri) s’applique à des objets en bois, en général le zelkova japonais, recouverts d’une couche de laque noire, puis d’une couche de laque rouge. Ce procédé décoratif fut particulièrement employé sur des objets des cultes shintô et bouddhique, mais également sur des objets de décoration, des écritoires et de la vaisselle. La couleur rouge de cinabre (shu urushi) a quelquefois subi, par endroits, des usures, au fur et à mesure de l’utilisation de l’objet. Celles-ci font alors apparaître quelques parties de laque noire de la couche inférieure. Formes épurées, tons sobres et patines caractérisent ces objets à l’esthétique wabi-sabi (1) qui séduisirent moines et maîtres de thé. Lire la suite de « Les laques japonais (3) : les laques Negoro »

Les laques japonais (2) : le maki-e

Etui à pipe (détail), japon, début XX, Shôgetsu

Les techniques regroupées sous le terme de maki-e regroupent incontestablement l’apogée des laques japonais. Attestées dès le VIIème siècle, elles ont été sans cesse améliorées et développées depuis, pour finalement devenir l’ornementation prédominante à partir du XVIIème siècle. Le maki-e désigne les décors réalisés avec des poudres ou des paillettes de métal, essentiellement d’or ou d’argent, qui sont saupoudrées (maku) à la surface de l’objet préalablement enduit de laque. Ci-contre, le détail d’un étui à pipe illustre parfaitement la précision et la maîtrise d’un tel art réalisé sur une surface n’excédant pas 2 cm de large et convexe de surcroît. Lire la suite de « Les laques japonais (2) : le maki-e »

Les laques japonais (1)

Inrô, Laque japon, XIXès.

Avec leur ornementation lustrée et leur aspect soyeux, les laques ont de tout temps exercé une fascination tant en Asie qu’en Europe. Les pièces présentées dans cet article sont datées entre le XVIIème et la première moitié du XXème siècle. Nous ne traiterons dans cet article que des objets qui témoignent du travail patient et minutieux des artisans qui les ont créés, laissant de côté les meubles ou les sculptures. Une précision sur le terme même de laque : en tant que résine issue de la sève d’arbres,  le mot est féminin; pour désigner un objet fait de cette matière, le mot est masculin. Ci-contre, inrô en laque or et argent sur fond de laque noire et incrustations de nacre, représentant deux paons. Signé Kajikawa Ryushô et kakihan.  Japon, XIXe siècle. Haut. 7,8 cm, Lire la suite de « Les laques japonais (1) »

Le théâtre Nô (1) : Les masques

Masques-du-theatre-No-masque-chujo

Le théâtre nô  (, ) est un des styles traditionnels du théâtre japonais.  Constitué à la fin du XIIIème siècle ou au XIVème siècle, il  unit deux traditions : les pantomimes dansées et les chroniques versifiées récitées par des bonzes errants. Après que Zeami  a fixé les règles du nô, le répertoire s’est figé vers la fin du XVIème siècle et demeure encore intact. Le nô est unique dans son charme subtil et son utilisation de masques distinctifs. L’histoire du nô et ses caractéristiques feront l’objet d’autres articles. Nous traiterons ici plus spécifiquement des masques avec une introduction sur le théâtre masqué. Lire la suite de « Le théâtre Nô (1) : Les masques »