Céramiques du néolithique chinois

 

Chine, néolithique, culture majiayao, type banshan

La Chine possède une tradition historique de plusieurs millénaires qui fait d’elle la plus longue civilisation au monde. L’archéologie, en tant que science moderne de recherche sur le terrain n’est pourtant apparue qu’assez tardivement, dans les années 20. Actuellement des milliers de sites ont été exhumés. Dans cet article, un aperçu des poteries de la Chine néolithique. Lire la suite de « Céramiques du néolithique chinois »

Dynastie des Song : céladons de Longquan

Céladon de Longquan de la dynastie des Song du Sud, XIIIe siècle. Musée Guimet, Paris

Les porcelaines de la dynastie des Song du Sud (1127-1279)  furent renommées dans le monde entier pour leur beauté « classique » : formes simples et élégantes, glaçure unie, sur le modèle des céladons. À la différence du monde coloré et cosmopolite des Tang, les Song prisaient fort les classiques de la pensée confucéenne et les nobles principes ; sur le plan artistique, ils privilégiaient une esthétique sobre et raffinée. Les céramiques d’époque Song sont d’ailleurs très souvent monochromes, et les motifs décoratifs, lorsqu’ils sont présents, restent très discrets. Lire la suite de « Dynastie des Song : céladons de Longquan »

Art du bambou : Tanabe Chikuunsai IV

Tanabe Chikuunsai IV

Un dicton japonais affirme : « Trois ans pour fendre le bambou, huit ans pour le tresser », ce qui signifie qu’il faut trois ans pour apprendre à préparer le bambou, et huit ans pour apprendre à le tresser dans la forme voulue et pour que les deux mains soient totalement imprégnées par la tradition. Mais, selon la devise des Tanabe, « Toute tradition est un défi« , et Chikuunsai IV  va s’attacher à transmettre une « tradition » répondant de manière créative à ce défi, plutôt qu’une tradition consistant simplement à reproduire la même chose. C’est pourquoi l’oeuvre de Tanabe Chikuunsai IV peut, à juste titre, est considérée à la fois comme traditionnelle et contemporaine. Lire la suite de « Art du bambou : Tanabe Chikuunsai IV »

Le théâtre nô (2) : les costumes

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Après avoir parlé des masques du théâtre nô dans un autre article (voir ici), nous voudrions maintenant aborder les costumes. Au XIV ème siècle, sous l’impulsion de Kan’ami (Yûzaki Kiyotsugu, 1333-1384) et surtout de son fils Zeami (Kanze Saburô,  dit aussi Motokiyo, 1363-1444), le théâtre nô prend naissance. Il subsiste un grand nombre de costumes de nô de la fin de la période d’Edo, mais leur fragilité les voue fatalement à la disparition. C’est la raison pour laquelle, après avoir procédé à l’analyse détaillée des différents aspects de la teinture, du tissage, du filage de la soie, des motifs et de leur structure, le Noh Costume Research Center a entrepris la reproduction de plusieurs centaines de ces costumes anciens, permettant ainsi de les admirer de nos jours encore. Lire la suite de « Le théâtre nô (2) : les costumes »

Confucius (I) : histoire et légende

 

portrait de Confucius, estampage 1691, d'après un peinture du 8 ème S., gravée en 1118

portrait de Confucius (détail), estampage 1691, d’après une peinture du 8 ème S., gravée en 1118

Confucius, en chinois : Kongzi ou Kongfuzi (maître Kong). Confucius — nom latinisé par les jésuites au XV ème siècle — aurait vécu entre le VI ème  et le V ème siècle avant Jésus-Christ, période des Printemps et Automnes (722-481) sous la dynastie des Zhou orientaux (769-256) ; les dates traditionnelles sont 551-479. Conseiller des princes et maître spirituel, il est né dans une Chine troublée qu’il voulait réformer. Le peu que l’on sait de lui est d’origine tardive et d’authenticité douteuse. Sa première biographie a été rédigée près de quatre cents ans après sa mort, et de toute évidence par la volonté de produire un récit qui décrit un homme extraordinaire. Ce récit oscille entre l’hagiographie, la légende et le récit historique. Lire la suite de « Confucius (I) : histoire et légende »

Kengo Kuma : deux musées à Tokyo

Kengo Kuma, Musée Nezu, avant-toits, mur de bambous

Kengo Kuma est connu pour son travail innovant, avec des matériaux naturels tels que le bois, et pour son habilité à créer des designs contemporains qui embrassent l’esthétique japonaise traditionnelle.  Fusionnant histoire et modernité, il prône une architecture qui prenne son sens depuis le lieu ou le  milieu dans lequel elle s’intègre. Lire la suite de « Kengo Kuma : deux musées à Tokyo »

Ban Shigeru (2) : maisons individuelles

Les conceptions architecturales de Ban Shigeru s’ouvrent sur le monde, lumineuses et poétiques. Chacune de ces réalisations entretient un rapport étroit avec le paysage : noyées dans la verdure, à flanc de colline ou dans le tissu plus chaotique de la capitale japonaise, elles tentent de donner sens à l’environnement. Très sobres, ces villas sont composées d’un noyau central, groupant les zones de services essentiels (cuisine, salle de bains), et d’une simple enveloppe, entre lesquels est ménagé un espace entièrement libre. Pensé comme un espace de liberté, l’habitat se libère alors des murs et s’ouvre largement sur l’extérieur. Lire la suite de « Ban Shigeru (2) : maisons individuelles »

Mingki : figurines funéraires Tang

Dynastie Tang ( 618-906 ) quatre musiciennes, polychromie rouge et noire H.26,4cm

A l’époque Tang, les tombes de la maison impériale et de l’aristocratie abondent en statuettes funéraires, les mingki, dont bon nombre représente des femmes, s’adonnant aux activités et aux divertissements les plus variés. Les figurines humaines nous donnent une foule de renseignements sur la vie quotidienne des Tang, que ce soit sur l’organisation de la société, les loisirs, les vêtements, ou encore les techniques artistiques. Lire la suite de « Mingki : figurines funéraires Tang »