La peinture de bambou en Chine (3) : Zheng Xie (1693-1765)

Zheng Xie, encre sur papier,178 x 96 cm

Egalement appelé Zheng Banquiao, renommé pour sa calligraphie autant que pour sa peinture, Zheng Xie est né en 1693 et mort en 1765 à Yangzhou. Fonctionnaire sous la dynastie des Qing, (mandchous, 1644-1911), calligraphe, poète et peintre, spécialisé dans la peinture de bambous, de rochers et d’orchidées, il faisait partie des « huit excentriques de Yangzhou » et vécut de sa peinture.  Lire la suite de « La peinture de bambou en Chine (3) : Zheng Xie (1693-1765) »

La peinture de bambou en Chine (2) : Li Kan (1245-1320)

Bambous et oiseaux, Li Kan, (1245-1320)

Peintre de la Dynastie des Yuan (dynastie mongole, 1271-1368), actif à Jikiu, près de Pékin, Li Kan est un maître de la peinture de bambous. Il est également  l’auteur d’un recueil sur les bambous, le Zhupu. Bon peintre, il aime se promener dans les bambouseraies pour observer le comportement des branches dans le vent et la pluie, dans le soleil et la brume, d’où le caractère très vivant de ses compositions.  Lire la suite de « La peinture de bambou en Chine (2) : Li Kan (1245-1320) »

La peinture de bambou en Chine (1) : Wen Tong (1019-1079)

Wen Tong (1018-1078), (attibué à) bambou,

Instrument des lettrés lorsqu’il est utilisé comme manche de pinceau ou d’étui pour ceux-ci, le bambou, découpé en lamelles qui étaient reliées entre elles par de fines cordelettes.  servait également de support pour écrire avant l’invention du papier. Omniprésent dans la peinture de paysage, le bambou, en raison de la structure très graphique de son tronc, composé par convention du premier trait de calligraphie, et de son feuillage nuageux, a toujours été un motif privilégié par les peintres calligraphes aussi bien que par les poètes. Lire la suite de « La peinture de bambou en Chine (1) : Wen Tong (1019-1079) »

Hiramatsu, le bassin aux nymphéas : hommage à Monet

Hiramatsu, reflets du couchant sur l’étang, détail

Hiramatsu Reiji est un peintre japonais, né en 1941 à Tokyo. Il grandit à Nagoya et se destine tôt à être peintre selon la technique traditionnelle du nihonga, mais suivant la volonté de ses parents, il fait d’abord des études de droit et d’économie à l’université d’Aichi. Il commence donc sa carrière d’artiste après ses études et est aujourd’hui considéré comme un des plus grands peintres japonais de nihonga. Lire la suite de « Hiramatsu, le bassin aux nymphéas : hommage à Monet »

Tsuguharu Foujita (1) : les nus des années 20

» FOUJITA en 1926 » – Photo de Mme D.ORA

Tsuguharu Foujita (ce qui signifie « héritier de la paix »), né au Japon en 1886 et mort à Zurich en 1968, se distingue par son look tout particulier  : coupe au bol, frange épaisse, petite moustache, lunettes rondes et ses vêtements originaux qu’il se confectionne lui-même.  Lire la suite de « Tsuguharu Foujita (1) : les nus des années 20 »

Yan Pei-Ming (1): Le portrait revisité

YAN PEI-MING, Yan Pei-Ming- Blue Portrait of the Artist, 2016, oil on canvas, 50 × 50 cm. Courtesy MDC Hong Kong.

Yan Pei-Ming (严培明 ) est un artiste peintre français d’origine chinoise, né en 1960 à Shanghai en Chine. Depuis 1980, il s’est établi en France et travaille entre Dijon et Paris. Connu pour ses gigantesques portraits, notamment de Mao, il est également un peintre d’histoire et de faits divers (dont nous parlerons dans un autre article). Sa peinture questionne les notions de portrait, d’image, d’effigie,  ou d’icône liées à celles de la représentation et de la picturalité, de la figuration et de l’abstraction, de l’identité et de l’humanité, du même et de l’impermanence.

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Lee Ufan (2) : les peintures

Lee Ufan From winds

Lee Ufan From winds

Ce deuxième article sur Lee Ufan s’attachera plus particulièrement à sa peinture. (Pour ses dispositifs en trois dimensions et sa biographie, voir ici.) Excepté les premiers tableaux qui montrent une toile entièrement couverte d’une seule couleur, les suivants, déclinés en séries qui se renouvelleront toutes les décennies, montreront points et lignes, traits libres, puis touches de couleurs — passant progressivement au noir et blanc — qui dialogueront avec le blanc de la toile laissé vierge. Comme pour ses dispositifs de pierre et de métal, l’effacement de la marque de l’artiste est au coeur de la recherche de Lee Ufan, dont l’oeuvre plastique se caractérise par une ascèse et une sobriété qui sont le reflet d’une philosophie de l’interaction avec l’Autre. Lire la suite de « Lee Ufan (2) : les peintures »

La pierre à encre : trésor des lettrés

pierre à encreLa pierre à encre (chinois 硯/砚 : yàn ; japonais 硯 : suzuri) est un outil d’Extrême-Orient utilisé en écriture, calligraphie et peinture. Elle sert à frotter un bâton d’encre dans de l’eau afin d’obtenir de l’encre de Chine liquide, pour pouvoir l’utiliser avec un pinceau à lavis. Elle est considérée comme l’un des quatre  trésors des lettrés, les autres étant le papier, le pinceau et l’encre. Certains ont affirmé que la stabilité remarquable de l’encre de Chine est due, entres autres, à la forte quantité de poussière minérale qui se mêle au noir de fumée au cours du frottement régulier du bâton d’encre contre la pierre. Gymnastique lente et nécessaire avant tout travail du pinceau, ce mouvement de va-et-vient de la main du peintre ou du calligraphe pour fabriquer son encre lui permet de rassembler son souffle, d’ordonner ses pensées, en même temps qu’il échauffe et délie le poignet et la main qui vont bientôt rentrer en action. Lire la suite de « La pierre à encre : trésor des lettrés »

L’école de Rinpa (1) : Ogata Kôrin

L’école du Rinpa

 

Ogata Kôrin, Iris à YatsuhashiDurant la Période Edo (1603-1868), deux tendances picturales dominent : le style Kano (à Kyoto) et le style Tosa (à Edo). Avec Kôrin une nouvelle école de peinture naît : l’école du  Rinpa. C’est un groupe d’artistes, regroupés d’après leurs orientations et préférences artistiques, contrairement aux artistes des écoles Kano et Tosa qui étaient unis par des liens familiaux. Le nom Rinpa est formé de la syllabe finale du nom de Kôrin : « rin » et de « pa » signifiant « école, faction ».

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