Roji : le jardin de thé

kyoto-maison de the du fushin-an

Kyoto, maison de thé, Fushin-an

Conçu par les maîtres de thé à la fin de l’époque Muramachi, le roji atteint sa forme définitive au début de l’époque Edo. Alors que le jardin sec (kare sansui) et le jardin promenade (keiyû shikitteien) sont des lieux conçus pour être contemplés, la particularité du roji (jardin qui mène au pavillon de thé) est d’être avant tout un lieu de passage. Le caractère « ro » signifie chemin. A l’origine la notion de cheminement qui caractérise ce jardin était donc évidente. Il s’agit de l’allée qui conduit au pavillon où va se dérouler la cérémonie du thé. Les premiers pavillons de thé ont été construits dans les jardins qui se trouvaient en arrière des maisons urbaines japonaises. Pour y accéder, il était donc indispensable de passer par une venelle. Petit à petit, ce passage obligatoire est devenu le lieu d’aménagements particuliers et de rituels qui étaient l’expression d’une esthétique et d’un état d’esprit propres à la cérémonie du thé.

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